
Bienvenue en Bolivie! La réelle aventure commence maintenant, c'est finis de rire. Impossible de tricher avec la Bolivie parce que tout se passe à plus de 3500m d'altitude avec des températures allant de 15°C à -17°C dans la même journée. Autant vous dire que c'est le genre de climat qu'Inès adore... Néanmoins, cela restera notre meilleur souvenir de l'Amérique du sud (en tout cas pour moi). Nous débarquons à La Quiaca non loin de la frontière bolivienne en début de matinée après une nuit éprouvante en car (une de plus) depuis Salta en Argentine. La Quiaca est la dernière ville le long de la mythique route nationale 40 qui traverse toute l'argentine en direction d'Ushuaia, située à 5000 km de là! Et dire que nous y étions 2 semaines auparavant... La frontière ne se trouve pas exactement à l'endroit même ou notre bus nous dépose. Elle se trouve un peu en dehors de la ville, il faut marcher plusieurs centaines de mètres ou prendre un taxi jusque là. On nous avait conseillé de passer si possible la frontière de jour parce qu'il y avait déjà eut des agressions de touristes la nuit. Nous optons pour une petite marche en compagnie d'autres touristes histoire de faire "effet de masse" et de ne pas se faire emmerder. Après plusieurs minutes de marche sans aucun soucis, nous arrivons au poste frontière, on remplit les formalités avec rapidité (ca commence à devenir une habitude) et nous voici de l'autre coté de la frontière: en Bolivie! Déjà les chapeaux melons (sans les bottes de cuir...) et les jupes colorées envahissent les rues de Villazon, ville frontalière coté bolivien. Nous nous mettons à la recherche de la gare afin de rallier Uyuni. Il parait que le trajet en train en vaut la peine même si c'est plus long que par la route. Ca nous fera une pause-bus, ce qui n'est pas pour nous déplaire... Le train ne démarre que fin de journée, nous avons donc un peu de temps pour explorer cette nouvelle ville. Première chose à faire, c'est de se débarasser de nos bagages, plus qu'encombrant. On nous assure qu'il y a au fond de la gare un endroit pour stocker nos bagages, en effet ils voyageront dans un wagon à part. On essaie de se rassurer en se disant que toute façon, on ne peut pas faire autrement et avec hésitation on abandonne nos sacs à un péruvien en échange d'un malheureux ticket, le tout dans local qui ne ferme pas évidemment... Après s'être rassasié et après avoir pris quelques provisions pour le train nous embarquons avec d'autres touristes. Le train est plutot confortable et les paysages sont une fois de plus à couper le souffle. Nous apercevons nos premiers cactus géants, je suis déjà tout partis! On nous servira un petit repas durant le voyage et des films seront même projetés (Rocky en espagnol, c'est toujours amusant...). Nous rencontrerons par hasard un belge dans le train qui vient de Nivelles et qui connait un ami d'inès de louvain-la-neuve, comme quoi le monde est petit!  L'arrivée sera un peu moins marrante: nous débarquons à 2h du mat à Uyuni et les températures sont négatives! Tout le train se dirige vers le wagon où se trouve nos sacs. Dans le stress et le froid, nous attendons nos baggages, nous ne les avons plus revus depuis Villazon. Après 15 min d'attente, on les récupère enfin et s'engage alors une course contre la montre pour trouver un logement avant qu'ils ne soient tous plein, nous n'avions rien réservé... Heureusement la ville n'est pas grande et nous trouvons assez rapidemment une chambre sans chauffage (super) avec moultes couvertures. Après avoir déballé nos super sacs de couchage en duvet, on s'endort péniblement dans le froid (y a pas de double vitrage ici...) et le manque d'oxygène. On est quand même à 3600 m d'altitude. En résumé, on dort mal parce qu'on a l'impression d'étouffer et en plus on se les gèle. Ajouté à cela que mon arrivée en Bolivie s'accompagne d'une tourista, c'est toujours un bonheur surtout quand il fait bien froid...  Le lendemain, nous visitons Uyuni qui a une petite atmosphère de Far-West avec ces vents violents qui balayent les rues poussièreuses et son froid glacial qui vous paralyse. Cependant, nous sommes aux portes du plus grand lac de sel au monde. C'est d'ailleurs la seule raison de notre présence ici. Nous faisons la connaissance d'autres touristes et nous décidons de prendre ensemble un tour organisé de 3 jours-2 nuits dans le Salar d'Uyuni. C'est pas bon marché mais il parait que cela vaut le détour. Nous voici donc embarqué dans une aventure qui ressemble à un rallye à travers des décors lunaires qui changent en permanence... suite de nos aventures au prochain numéro |